Notre Mot A Dire n°198 – septembre 2025 – L’austérité tue !

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EDITO : L’austérité tue !

Ce n’est pas un slogan : c’est une réalité. Les « calendriers » budgétaires ont volé en éclats ; derrière les tableurs et les décrets, il y a des vies, des métiers, notre dignité. On dramatise l’état des finances publiques pour faire avaler des coupes : 44 milliards, 30, 24… peu importe le chiffre brandi, cela ne pèse rien au regard des 211 milliards d’exonérations accordées aux entreprises. On nous demande toujours plus de sacrifices pendant que l’addition s’allonge ailleurs.

Nous avons perdu trois collègues sur le réseau routier national cette année. Avec des effectifs insuffisants, les interventions se font au péril de la vie. L’austérité tue.

Dans le privé, la baisse des indemnités journalières ; dans le public, la décote de 10 % sur le congé maladie ordinaire : des salariés partent travailler malades, au mépris de leur santé et de celle des autres. L’austérité tue.

Le doublement des franchises médicales pousse au renoncement aux soins. La remise en cause de l’Aide médicale d’État met en danger la santé publique : les virus ne demandent pas la nationalité. L’austérité tue.

L’obligation d’« activité » imposée aux allocataires du RSA force des choix impossibles : faire des kilomètres, laisser les enfants seuls, sauter des repas pour payer le carburant. L’austérité tue.

L’allongement du temps de travail – retraites, jours fériés, amplitudes quotidiennes et hebdomadaires – épuise les corps et les esprits, jusqu’au pire. L’austérité tue.

Quand des hausses de contributions retombent sur les usagers – par exemple sur les billets d’avion – la pression et l’agressivité se déplacent contre les salariés en première ligne (transport aérien, sûreté aéroportuaire). L’austérité tue.

Voilà la vérité derrière les « tableaux de chiffres » de Bercy : chaque coupe a un visage, un risque, une vie au bout. On fragilise le service public, on privatise les gains et on socialise les pertes. On nous répète que « c’est inévitable ». Non : c’est un choix politique – et nous le refusons.

Notre boussole est simple : des salaires qui permettent de vivre, des emplois statutaires partout où le service public en a besoin, la protection sociale financée par la solidarité, l’arrêt des coupes et la remise à plat des exonérations massives qui siphonnent nos moyens.

C’est pourquoi le combat que nous menons contre l’austérité est un combat pour la vie. Ensemble, amplifions-le : dans nos services, nos assemblées, nos unions départementales, sous nos mandats et nos couleurs. Faisons nombre dans les mobilisations et organisons la riposte pour que plus personne ne meure de l’austérité.

L’austérité tue. À nous de la stopper.

SOMMAIRE

EDITO : L’austérité tue ….. 2

Autoroutes ….. 4

Fonction Publique ….. 5

Nettoyage Propreté ….. 5

Prévention Sécurité ….. 6

Routes nationales ….. 6

Transmort paritime et portuaire ….. 7

Transport Aérien ….. 8

18 septembre : la manif parisienne en images ….. 8

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