La concurrence, la politique du moins-disant et l’accroissement des marges conduisent les entreprises de propreté à baisser constamment les coûts et donc le temps accordé aux agents pour faire leur travail. Le secteur a développé sa productivité sur les conditions d’emploi et de travail des salariés avec une pression constante sur le rythme de travail qui s’accompagne de cadences de plus en plus très élevées.
Les conséquences sont évidentes en termes de rythme, de pression et d’usure physique mais également de dépassement d’horaires, de « sur travail » impayé. Le sentiment d’exploitation ressenti n’est pas anodin, les salariés doivent souvent prendre sur leur temps impayé pour pouvoir finir, quelques minutes, quelques dizaines de minutes qui se multiplient.
Les pouvoirs publics, en passant leur marché sont complices de cette logique. En voulant à tout pris baisser les dépenses publiques, ils incitent au moins disant, exposant les salariés, majoritairement des femmes non qualifiées, à vivre avec le temps partiel, le multi-emploi, la pauvreté salariale et à effectuer, souvent dans des conditions pénibles, un travail extrêmement dévalorisé.
La FEETS-FO exige des décideurs des clauses sociales contraignantes afin de mettre un terme au phénomène d’intensification du travail et de productivité qui sont les principaux facteurs de la dégradation des conditions de travail. La dignité exige des lois et un encadrement strict garant de l’égalité des droits pour tous.
La FEETS-FO dénonce la flexibilité qui se généralise à l’encontre des salariés et amplifiée avec les dernières lois de déréglementation et par certains accords d’entreprises : modulation du temps de travail, modifications sur le temps de travail, mobilité forcée, diminution des majorations des heures supplémentaires … De même, la FEETS-FO combat la banalisation du travail le dimanche et de nuit et exige une réponse politique promouvant des conditions de travail correctes.