La seconde réunion de négociation sur les rémunérations annuelles garanties (RAG) pour l’année 2017 portant sur les rémunérations 2016 s’est déroulée lundi 29 mai 2017.
La FEETS-FO a rappelé la raison d’être des négociations salariales dans une branche professionnelle : Fixer les minimas de rémunération pour les différentes catégories professionnelles dans un secteur d’activité précis. C’est une protection individuelle pour un salarié nouvellement embauché, c’est une protection collective pour l’ensemble car elle garantit une homogénéité de rémunération par catégorie professionnelle. Elle est également la référence prise en compte par les pouvoirs publics pour comparer les rémunérations interbranches, ce qui participe à l’attractivité du secteur d’activité. Enfin, la négociation de branche fixe, de facto, le seuil « plancher » de négociation des salaires réels dans l’entreprise.
Dernier élément à prendre en compte : A l’heure où les pouvoirs publics tendent à fusionner les différentes branches professionnelles entre elles donc à diluer les spécificités et les compétences de secteurs professionnels parfois très différents et ce, en fonction de critères arbitraires tels que le nombre de salariés de la branche, sa dynamique de négociation, …, la négociation des RAG prend tout son sens !
Nous devons faire vivre notre branche professionnelle afin qu’elle perdure sans fusionner avec d’autres afin de pouvoir plus facilement mener des revendications spécifiques pour nos métiers particuliers !
Lors de la première réunion, chacun avait pu faire valoir ses arguments, les organisations syndicales avaient proposé, sauf la CGT, + 1,50 %, les patrons, + 1,075 %.
Si la première réunion permet de faire le point sur la situation économique et sociale de la branche professionnelle et pose les revendications salariales, la seconde nécessite d’être en capacité de converger ou de ne pas converger sur une base de revalorisation des RAG. Cela suppose donc que chacun, autour de la table des négociations, dispose d’un mandat clair sur ses marges de négociation.
Les patrons sont revenus avec une proposition réévaluée de 1,075 % à 1,15 %. Proposition ferme selon eux !
Après une discussion âpre, les discussions se sont terminées sur une proposition de + 1,20 % sur l’ensemble des classes constituant la grille.
Seules la CGT et FORCE OUVRIERE avaient un mandat clair et ont pu se positionner en séance : La CGT contre car trop éloignée de leur demande initiale de + 3,5 %.
FO sera signataire de cette proposition car elle se situe en moyenne haute des négociations salariales dans les branches pour l’année 2016 et bien au-delà de l’inflation constatée pour 2016 (+ 0,6 %) !!!
Les autres organisations syndicales n’avaient pas de mandat de négociation …
A l’heure où ce tract est rédigé, il semblerait que les autres organisations syndicales se prononcent également pour une signature de l’accord.
Paris, le 1er juin 2017