Le budget 2026 était déjà placé sous le signe de l’austérité. Cela ne suffisait manifestement pas : en cours d’exercice, le Gouvernement reprend près de 500 millions d’euros de crédits de paiement, pourtant votés par le Parlement.
Pour la FGF-FO, derrière les lignes comptables, ce sont toujours les mêmes qui paient : les services publics, leurs missions et les agents qui les font vivre.
Et certains secteurs sont particulièrement frappés. 157,5 millions d’euros sont retirés au ministère de l’Écologie, du Développement et de la Mobilité durables, alors même que les épisodes de fortes chaleurs et les conséquences du changement climatique démontrent chaque jour davantage la nécessité de renforcer les capacités d’intervention de l’État. Le travail et l’emploi perdent de leur côté 95,5 millions d’euros, la recherche et l’enseignement supérieur 35 millions, auxquels s’ajoutent des coupes touchant notamment la culture, l’économie, la santé, le sport ou encore la sécurité.
Moins de crédits, ce sont moins de moyens pour protéger, prévenir, accompagner et répondre aux besoins de la population. C’est aussi une pression supplémentaire sur des agents déjà confrontés aux sous-effectifs, aux réorganisations et à la dégradation de leurs conditions de travail.
La FGF-FO exige donc le rétablissement immédiat des crédits supprimés et l’ouverture d’un véritable plan d’urgence pour renforcer les services publics, en particulier ceux chargés de la protection environnementale, de la prévention des risques et de l’accompagnement des populations.
Et parce que l’heure n’est plus seulement au constat, FO appelle les agents à se mobiliser massivement et à faire grève le 29 septembre 2026 pour défendre le service public, les emplois, les salaires et les droits.
500 millions en moins pour les services publics ? Le 29 septembre, faisons entendre notre refus de l’austérité !

