Les SGCD ça ne fonctionne pas, on le savait… … mais c’est maintenant l’inspection générale qui l’écrit

L’inspection générale de l’administration a été chargée d’une mission sur le fonctionnement des Secrétariats Généraux Communs Départementaux. Nos nombreuses alertes à tous les niveaux, y compris parlementaire, n’y sont sans doute pas étrangères.

Les organisations syndicales concernées y/c du périmètre DDI étaient conviées à une réunion de présentation de son rapport (réputé encore confidentiel…mais qui a déjà fuité…le voici ICI) le 13 septembre 2023. FO/DDI y était présente pour prolonger et réaffirmer ses constats précédents, portés auprès de l’inspection en mars 2023 (à retrouver ICI).

Pour FO-DDI, ce rapport ne fait que confirmer ce que FO-DDI affirme depuis le début !

Comme cela a été fait, quand cela a été fait, cela ne pouvait pas fonctionner. Eh bien, ça ne fonctionne pas !! Alors :

-> Les préconisations inscrites dans ce rapport apporteront-elles une solution aux problèmes ?

-> Seront-elles suivies par le Ministère de l’Intérieur ?

-> N’est-il pas déjà trop tard ?

-> Ne faut-il pas revenir en arrière maintenant que le mal est reconnu ?

Et maintenant ? Comment « remettre les bœufs avant la charrue »?

Pour sauver le soldat SGCD, le ministère de l’Intérieur a établi un plan d’action dédié (consultable ICI), qui a vocation à être décliné dans chaque département (instruction du SG du MIOM consultatble ICI). FO y sera aussi au travers de l’ensemble de ses représentants en DDI !

À défaut d’avoir écouté et entendu nos alertes préalables à la mise en place des SGCD, les décideurs et responsables doivent désormais tout mettre en œuvre pour éviter le pire. Cela passe pour FO/DDI par

– donner aux agents des SGCD les moyens d’assurer leurs missions (effectifs, financiers, matériels, formations), redonner du sens à leurs missions en remettant « de l’humain », notamment de la proximité physique et l’amélioration de l’ambiance au sein des services. Et rétablir au passage la situation administrative des agents issus des DDI (PNA sans limitation de durée en particulier).

– mettre en place un référent RH pour chaque ministère au sein des SGC, et affirmer le rôle de pilotage régional des directions régionales en matière de RH.

– structurer une vraie formation de prise de poste pour les nouveaux agents arrivant en SGC, avec des intervenants de chaque ministère afin que nos gestionnaires aient une vraie connaissance de travail sur les dossiers. Avec, le cas échéant, un cycle de rencontre/présence en DDI pour découvrir la nature et l’environnement du service « bénéficiaire ».

– l’obligation pour les SGC d’organiser des permanences RH de proximité, en interface avec le référent de proximité dont le rôle est très variable d’une DDI à l’autre (quand il existe). Le fait que les gestionnaires proposent des plages de rendez-vous sur site améliore grandement la qualité des échanges et facilite la résolution des problèmes. In fine, il s’agit d’un gain de temps pour tout le monde.

– généraliser l’existence d’au moins un référent de proximité à temps plein dans chaque DDI, avec clarification de son rôle.

– remettre en place une capacité d’intervention informatique de proximité quand elle a disparu.

– l’obligation des SGC de former les agents aux outils déployés par le ministère de l’intérieur ou en interministériel.

– pour les agents des DDI, mettre en place un espace ressource dématérialisé dédié leur donnant accès à l’ensemble des textes, outils, contacts les concernant. Les agents doivent sans cesse compiler des documents pour savoir qui contacter, pour l’action sociale…

– simplifier les procédures…et pas les droits ! au bénéfice des agents des SGCD, mais aussi des agents des DDI, par exemple la procédure d’indemnisation du télétravail. En la matière, le formalisme et le flicage coûtent extrêmement cher en énergie pour tout le monde !

– établir la collégialité du pilotage des SGCD, assurer le suivi des contrats de service dans le respect des instances de dialogue social locales représentant les bénéficiaires des SGCD, mettre en place des référents par ministère en matière de RH de proximité des agents concernés (remettre en place des services RH de proximité en DDI…les élections professionnelles se seraient passées autrement!), et les ouvrir aux agents des DDI sans chantage à l’obligation d’intégration aux corps du MI !

– Donner des gages en matière d’harmonisation vers le haut et non vers le bas (remettre 2 cycles de mobilité

annuels par exemple)

– Ne pas étendre la tache d’huile SGCD au niveau régional !

Pour tout savoir sur la réunion du 13 septembre, cliquez ICI.

 

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