Le Comité Technique Ministériel convoqué ce 4 décembre s’inscrivait dans ce qui ressemble à l’ouverture d’une nouvelle ère. Une nouvelle ère notamment marquée par :
– les premiers effets tangibles de la loi dite de « transformation » de la Fonction Publique, avec en particulier la publication du décret du 29 novembre 2019 mettant un terme aux compétences mobilité et promotion de CAP
– la traduction service par service, établissement par établissement, de leur « chance » d’appartenir à un pôle ministériel champion de la rigueur budgétaire, dernières victimes en date les DREAL qui sont sur le point de perdre leurs « A » et « L »,
– la conduite dans la précipitation du chantier de mise en place des Secrétariats généraux communs impactant lourdement les DDT(M) et les DEAL, et en écho à ce qui s’est déroulé la veille en CT des DDI,
– la prise de fonctions de la nouvelle Secrétaire générale à la tête de l’administration de notre pôle ministériel.
Restait à voir si, dans ce contexte, notre administration utilise les leviers dont elle dispose dans l’intérêt des agents qui maintiennent le navire à flots dans la tempête, ou bien si elle s’entête comme depuis 3 ans à les punir sans autre raison apparente que de vouloir jouer le rôle de meilleur élève de la classe interministérielle dans la pire des directions.
Les demandes exprimées à l’occasion de notre déclaration préalable (consultable ICI et en vidéo via Twitter ICI) n’ayant reçu aucune réponse avant ouverture de la séance, c’est bien la seconde option qui tient toujours la corde!
En parfaite cohérence avec notre position en CT des DDI, nous ne pouvions accepter de siéger au présent CTM (les représentants CGT et FSU en faisant de même), le CTM ne pouvant dès lors se tenir, et avons décidé de consacrer notre pleine attention à la préparation de la mère des batailles contre la plus amère des réformes : celle des retraites !