L’administration avait convoqué une commission paritaire de pilotage et de suivi (CPPS) le 5 juillet 2024, en présence de l’entreprise privée à qui elle a donné la santé des agents du ministère actifs comme retraités.
Cette convocation montre à quel point elle empiète le dialogue social. Au-delà du contexte institutionnel dans lequel s’inscrit cette date, elle constitue une provocation pour les membres de la CPPS. Des membres jusque-là simplement informés de l’attribution du marché par courrier du 10 juin, visant une ordonnance de rejet d’un autre candidat qui avait saisi la justice. Alors même que nous n’avions à aucun moment été informés d’un tel recours.
Une convocation destinée à transformer nos représentants en simples cautions, les documents transmis en amont démontrant que les éléments soumis au débat n’apportent rien de conséquent par rapport à l’information donnée aux agents dans des webi
naires organisés en urgence et sans attendre la tenue de la CPPS, et rien de consistant pour répondre aux interrogations voire à la colère des agents (exprimée notamment via une pétition en ligne « Pas touche à ma PSC« ).
Puisque nous ne saurions jouer le rôle de caution qui nous est prêtée dans la communication de la DRH auprès des agents, nous avons refusé de participer à une telle mascarade.
Pour autant, la gravité de la situation ne nous permet pas de ne pas porter notre voix, et nous avons décidé de la porter publiquement et en dehors du carcan de cette instance.
Aussi, vous trouverez ICI la lettre ouverte adressée par nos représentants au président de la CCPS.
