Préfecture, DDPP, DDT, DDCS et UT DIRECCTE du Puy-de-Dôme: NON à la réforme de l’OTE!

Communiqué
Communiqué 13 décembre 2019

 

Les réformes successives de l’organisation territoriale des services publics conduites toutes à un train d’enfer sans jamais en tirer le bilan, ont amené à une désorganisation et des pertes d’efficacité des services de l’État. Le seul remède trouvé par ce gouvernement est d’en ajouter une nouvelle sur la base d’une énième revue des missions et sans véritable inventaire.

L’idéologie du “changement” s’est désormais emparée de la fonction publique. Le mouvement continu provoqué par les réorganisations constitue un excellent moyen de renforcer la pression sur les agents. Que le rythme des réorganisations se révèle épuisant, les intentions éloignées des réalités et les retombées décevantes au regard du temps et de l’argent investis, tout cela compte assez peu. L’essentiel est de changer.

Le changement permanent promu et porté par le management au travers des réorganisations quasi-continues déstabilise les agents et désorganise le travail. C’est
même très probablement sa raison d’être…Le bilan de ces multiples réformes n’a pas été fait, mais il est clair pour les agents qui le vivent au jour le jour, une dégradation non seulement des conditions de travail mais également la perte de sens des missions exercées.

À ce titre les récentes annonces de nouvelles suppressions massives d’emplois de certains ministères dans le cadre de la présentation discussions du PLF 2020 marquent bien le recul des services de l’État.

Le programme Action Publique 2022 lancé par le gouvernement en octobre 2017 et les textes qui en découlent, procèdent à une réduction drastique des dépenses publiques, à I’abandon pur et simple de certaines missions publiques, à la disparition de services publics de proximité et à la restructuration des services de l’État.
Concernant l’organisation territoriale de l’État, depuis le mois de juin 2019, les annonces et les textes législatifs et réglementaires pleuvent.

La mise en place du secrétariat général commun est menée aujourd’hui à marche forcée.

La préfiguratrice est à peine nommée au mois de septembre qu’une copie d’un macro organigramme doit être déjà rendue pour fin novembre. Tout cela en organisant une pseudo écoute des agents sans cadre établi et en omettant d’inviter des représentants(es) du personnel lors d’une rencontre informelle avec les organisations syndicales ! Cela présage bien de ce que sera le futur fonctionnement du SGC, en particulier en termes de proximité.

Les agents des futurs SG communs n’ont pas à être sacrifiés !

Le guide RH à destination des préfigurateurs prévoit des réunions des comités techniques. Aussi tenons-nous à ce que les comités techniques soient régulièrement
consultés, et non pas simplement informés, tout au long du processus de mise en place du SGC et de l’OTE.

Concernant I’OTE dans son ensemble, le manque d’information dans les instances de dialogue social (qu’elles soient formelles ou informelles) est criant. Des incertitudes demeurent aujourd’hui sur les périmètres des agents concernés, les transferts ou suppressions de missions, les personnels impactés, le calendrier de mise en oeuvre, etc.

ll n’existe aucun calendrier précis mettant en cohérence les différentes phases de I’OTE. Les projets immobiliers en lien avec le regroupement des services sont sources d’une importante inquiétude de la part des agents, en particulier dans la perspective de densification annoncée qui rendra les conditions de travail des personnels encore plus contraintes.

De plus pour certains agents, cette évolution géographique va avoir une influence négative sur leur vie privée, en créant du stress dû à une obligation de modification de l’organisation familiale et des dépenses supplémentaires (obligation d’acheter un second véhicule).

En étant plus de 250 à signer la pétition intersyndicale, les agents ont manifesté clairement leur opposition à la réforme de l’organisation territoriale de l’État. Aussi, les organisations syndicales continueront de s’opposer à ces réformes qui sous couvert de modernisation et de recherches d’économies, contribuent à la casse du service public dans l’objectif de sa marchandisation, et vont à l’encontre de l’intérêt général.