La guerre sera toujours l’ennemie des travailleurs. La situation au Proche-Orient s’est traduite par une explosion des prix des carburants et bénéficiera à la spéculation de ceux qui ont senti le vent tourner. L’entreprise Total engrangera 1 milliard d’euros de la sorte à titre d’exemple. Le prix du carburant n’a jamais été aussi haut : le litre de sans-plomb est bloqué dans certains endroits à 1,99 euros, dans d’autres endroits les 2 euros sont dépassés. Pour le diesel, désormais il dépasse même dans les stations les moins chères les 2,20 euros !
À la hausse des prix pour se déplacer, se conjugue celle, structurelle, du prix élevé des logements que ce soit à la location ou à l’achat, situation pour laquelle la cartographie et les montants de l’indemnité de résidence datent d’un autre temps et ne correspond plus aux réalités. Bon nombre d’agents n’ont d’autres choix que de vivre éloignés de leur lieu de travail sans solution viable de transports en commun.
En parallèle, nous rappelons une fois de plus le décrochage du pouvoir d’achat des agents avec un point d’indice qui a perdu plus de 30 % par rapport à l’inflation en 20 ans et des grilles indiciaires rattrapées inexorablement par le SMIC. Dans ce contexte, les agents publics sont en passe de devenir les travailleurs pauvres de la République !
FO Fonction Publique n’a de cesse de demander l’ouverture de négociations salariales (cf le courrier adressé au Premier ministre consultable ICI). Le gouvernement n’octroiera rien à ses agents pour 2026 ! Pourtant, des aides, mêmes jugées insuffisantes, sont bien trouvées pour certains secteurs de l’économie (agriculture, transporteurs notamment).
En l’attente de trouver des réponses structurelles globales pour l’ensemble de la Fonction Publique, FO/DDI appelle l’administration à mettre en œuvre des mesures d’urgence pour les agents qui seraient placés dans une situation de précarité liée en particulier aux déplacements domicile/travail. Avec en particulier, si les tâches sont télétravaillables, un élargissement du dispositif de télétravail volontaire à trois jours (ce que permet l’accord national signé par FO), souvent bloqué dans les faits à un ou deux jours dans un certain nombre de structures, ainsi que l’ouverture dans les règlements intérieurs locaux qui ne le prévoiraient pas la faculté d’organisation de la semaine de travail en 4,5 jours (permettant sur un cycle de 15 jours d’éviter un jour de déplacement domicile-travail).