Crise COVID en DDI: les agents témoignent !

Communiqué
Communiqué 7 juillet 2020

Dans la mesure où le lien physique avec les agents des DDI restait compliqué à établir en cette période, FO a lancé une enquête en ligne pour recueillir leur témoignage, leur vécu de cette crise, ainsi que leurs enseignements et attentes. Une enquête réalisée entre le 22 et le 30 juin 2020, avec à la clé près de 1000 réponses collectées en quelques jours !

Autant dire que les réponses collectées confirment les constats portés durant la crise dans les différentes instances locales et nationales en matière de conditions de travail au sens large (en CHSCT en particulier).

Pour les enseignements à tirer, les réponses confortent nos analyses et revendications :

Les 2/3 des agents demandent un renforcement de la tutelle ministérielle, le maintien de l’action sociale ministérielle, l’abandon des SGC et l’arrêt de la préfectorisation des DDI.
Près des 3/4 des agents sont opposés à de nouveaux transferts/privatisation de missions, demandent un renforcement de leur statut particulier pour exercer leurs compétence au niveau départemental

Si le nouveau gouvernement veut écouter, la réforme de l’organisation territoriale de l’État devrait être stoppée.

3/4 des agents jugent que le CT des DDI doit rester le lieu où est traité leur situation
1 % des agents jugent que c’est au ministère de l’Intérieur que doit se tenir le dialogue social pour les DDI

Si le nouveau gouvernement veut écouter, le transfert du pilotage de l’interministérialité au seul ministère de l’Intérieur devrait être abandonné.

Près de 9 agents sur 10 sont contre la suppression des CHSCT

Si le nouveau gouvernement voulait écouter, la mise en œuvre de la loi dite de « transformation de la Fonction Publique » serait suspendue, en particulier pour ce qui est de la suppression des CHSCT. le SGG ne pourra  qu’aller dans notre sens, lui qui s’est appuyé durant la crise exclusivement sur le CHSCT des DDI (6 réunions contre aucune du CT des DDI).

Les 3/4 des agents attendent une augmentation de leurs rémunérations et l’amélioration de leurs conditions de travail, et l’abandon de la réforme des retraites

8 agents sur 10 s’opposent à de nouvelles baisses d’effectifs, et plus de 9 agents sur 10 demandent le renforcement du service public et l’élargissement du télétravail.

Si le nouveau gouvernement voulait écouter, il changerait de cap en abandonnant CAP 2022, la réforme des retraites, et il ouvrirait de réelles négociations pour améliorer les rémunérations et les conditions de travail des agents publics.

Pour en savoir plus, retrouvez la synthèse de cette enquête ICI.

Cliquez ICI