La République toujours, les revendications plus que jamais

Nous avons reçu récemment un message d’un salarié qui nous écrivait : « Choisissez votre camp, l’heure est grave ».

Oui l’heure est grave pour une République sociale abîmée par des années de politiques ultra-libérales de la réforme des retraites à la chasse au demandeur d’emploi, du démantèlement des services publics à la casse du droit du travail. L’heure est grave pour une République démocratique qui a vu des pans entiers de libertés individuelles et collectives remis en cause pour toujours plus d’autoritarisme. L’heure est grave pour une République fraternelle où une loi immigration instille une préférence nationale et considère l’immigré comme une marchandise qu’on peut presser, essorer et jeter.

Pour ce qui est de notre camp, il n’a pas changé, c’est toujours le même, celui des travailleurs. Notre action reste toujours sur le terrain social et syndical. C’est pourquoi, fidèle à la Charte d’Amiens, la Fédération n’a jamais donné et ne donnera pas de consignes de vote pour ces élections car elle demeurera toujours indépendante des partis politiques et des manouvres politiciennes.

Pour autant, nous ne pouvons être indifférents à la situation sociale actuelle, tout comme le syndicalisme ne saurait l’être à la forme de l’État. Notre indépendance des partis politiques ne signifie pas neutralité ou apolitisme. Nous n’avons pas à être silencieux sur l’extrême droite totalement banalisée et qui est aux portes du pouvoir, surtout lorsque l’on constate les attaques contre les libertés, le droit de grève et les organisations syndicales dans les autres pays où la peste brune se répand. Notre organisation a combattu hier contre le rejet de l’autre, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, l’islamophobie et pour la liberté, la laïcité et la paix. Ces combats sont les mêmes aujourd’hui. Ces combats seront toujours les nôtres demain.

Face aux idéologies de haine de l’autre, nous sommes des daltoniens de l’âme qui ne distinguons pas les couleurs des travailleurs. Notre combat demeure sur le terrain social et syndical de nos revendications.

Toujours indépendant, jamais indifférent et plus que jamais internationalistes notre camp est celui du syndicalisme libre et indépendant. Par son action continue et par sa propagande par l’exemple en défendant au quotidien la liberté, l’égalité et la fraternité, l’action syndicale soutient l’aspiration à une véritable République Démocratique Universelle et Sociale.