A l’issue de la réunion du 6 janvier 2022 présidée par le SG par intérim du MTE, en présence du DGPR et du DGEC, FO constate que la « revue des missions » déclinée en mode « risques/énergie/climat » tient une nouvelle fois toutes ses « promesses »:
Face à la densité des questions fondamentales mises sur la table par FO…
• A priorités affichées politiquement, quels moyens ?
• Comment porter des politiques sans connaissance et compétences scientifiques et techniques qui sont portant au cœur des sujets risques et énergie ?
• Comment reconnecter les principes généraux des politiques publiques vues du national et le concret de ceux au contact des porteurs de projets et des administrés toujours plus grand ?
• Comment renouveler les compétences acquises par les « anciens » grâce à la richesse de leurs parcours sans attractivité (rémunération, reconnaissance, formation, ..), sans recréation d’une capacité d’ingénierie et donc d’effectifs associés ?
…aucune réponse si ce n’est qu’on est juste capable de gérer la pénurie !
A l’occasion de cet unique RDV avec les OS sur la revue des missions pour les 5 ans à venir du pôle ministériel sur les sujets Energie/Climat/risques ,ni les DG, ni le SG du MTE n’ont répondu à l’ensemble des questions posées et propositions faites par FO en particulier, et pourtant ils donnent le clap de fin des « échanges » !
Un an après on ne voit toujours pas en quoi la revue des missions pourrait permettre de redonner des perspectives aux agents, l’administration ne se donnant même plus la peine d’essayer de la « vendre » comme un vecteur de définition d’une nouvelle ambition du pôle ministériel. Son objet désormais assumé est juste de trouver les moyens de gérer la pénurie, de simplement tenter de survivre et d’éviter le pire s’il est évitable. En matière de risques et d’énergie, les enjeux à venir se chiffrent en milliards d’euros, et les décideurs d’aujourd’hui misent sans doute sur le fait qu’ils ne seront plus aux affaires quand il faudra assumer les effets des économies de bouts de chandelle.
FO refuse de se soumettre à la résignation qui fonde cette revue des missions, et défendra aujourd’hui et demain une vision ambitieuse d’un Etat fier et fort de ses compétences techniques pour porter les enjeux majeurs à venir.

