
Décriés, au point d’en être caricaturés, pour notre résolution à contester l’injustice, nos détracteurs ignorent ou masquent volontairement notre engagement constant à concrétiser et mettre en œuvre par l’action, quand nous le pouvons, notre objectif de bien-être pour les salariés et leur famille.
Pourtant, nous agissons.
Que ce soit pour la protection sociale via la gestion paritaire, ou au sein du ministère et de ses établissements quand nous, les organisations syndicales, gérons directement les centres de vacances pour la jeunesse.
Ainsi depuis plus de 70 ans, nous œuvrons, particulièrement FORCE OUVRIERE qui fut à sa création et qui préside aujourd’hui à sa destiné, au sein d’une association, constituée exclusivement des fédérations FO, CGT, CFDT et CGC, dédiée à la gestion directe des centres de vacances :
Le CGCV (en savoir plus ici)
Par l’engagement de ses militantes et militants syndicalistes au quotidien et durant toute l’année, nous préparons, organisons et accompagnons le départ en vacances des enfants des personnels des ministères et de leurs établissements et en assumons toute la responsabilité.
Nous y travaillons avec un devoir de justice, d’éveil, de solidarité et avons développé à ces fins les outils pour y parvenir avec la réussite reconnue de tous aujourd’hui et plébiscité par les personnels qui année après année font de plus en plus confiance au CGCV pour les vacances de leurs enfants.
Devoir de justice : en instituant et mettant en œuvre le quotient familial pour permettre à chacun de contribuer selon ses moyens et tendre à plus de justice sociale. Nous agissons directement contre l’exclusion par l’argent subie par des pans entiers de l’enfance qui encore en 2022 ne pourra pas s’épanouir loin de la grisaille de leur cité. Un enfant sur quatre en France ne partira pas en vacances en 2022 !!!
Devoir d’éveil : en multipliant les activités au sein des centres du CGCV ou en permettant de découvrir des pays aux histoires et cultures différentes. Nous combattons directement le rejet de la différence due à l’ignorance de l’autre qui fait le lit du racisme et de l’exclusion contraire à nos valeurs et aux intérêts des salariés.
Devoir de solidarité : en octroyant des aides et soutien aux familles qui le nécessitent ou en accueillant, à hauteur de nos moyens, les enfants de famille en souffrance due à l’extrême pauvreté ou à l’exil.
Si nos objectifs sont ambitieux ( mais « rien est trop beau pour nos enfants ») et difficiles à mettre en œuvre ces derniers mois vu le contexte sanitaire difficile, nous sommes déterminés à poursuivre.
Pour autant, il serait illusoire de considérer les moyens affectés par nos employeurs (Etat ou établissements) au CGCV distinctement de ce que nous sommes en mesure d’obtenir collectivement et les droits conquis pour les vacances de nos enfants est à préserver.
En doublant, le nombre d’enfants accueillis dans les centres du CGCV, nous avons démontré que faisant fi de tout mercantilisme, là où d’autres s’y fourvoyaient et en périssaient, nous pouvions répondre aux besoins des personnels sur la base de l’entraide et de la solidarité.
C’est aussi ça le résultat de l’action syndicale, particulièrement celle de FORCE OUVRIERE, de ses militantes et de ses militants.