Comme en 2025, la FEETS-FO pointe les conséquences désastreuses des mesures budgétaires imposées dans le cadre des « services votés » pour l’année 2026. Ces restrictions, qui prennent corps au travers de la circulaire interministérielle du 30 décembre 2025 (consultable ICI), résultent de l’absence de loi de finances et de l’application d’un budget limité au strict nécessaire. Cette situation met gravement en péril le fonctionnement des services publics relevant du ministère de la Transition écologique et de l’Aménagement du Territoire, tout en fragilisant les agents et les opérateurs.
Un fonctionnement sous perfusion
Les consignes de « prudence et parcimonie » imposées par le gouvernement aboutissent à une potentielle paralysie des services. Ces restrictions, encore amplifiées et rigidifiées par Bercy en 2026, empêchent de répondre aux besoins croissants des citoyens et ralentissent considérablement les projets essentiels en matière de transition écologique, d’aménagement du territoire et de logement.
Des agents publics sacrifiés
La FEETS-FO dénonce également l’impact direct sur les agents publics :
Gel des recrutements et remplacements : Aucun emploi net ne pourra être créé, et les remplacements ne seront autorisés qu’en cas de stricte nécessité. Cette situation aggrave la surcharge de travail, amplifie les risques psychosociaux et compromet la qualité des services rendus.
Absence de revalorisation salariale : Si le PLF 2026 prévoyait une mise au régime sec, les « services votés » sont susceptibles de remettre en cause l’application de mesures décidées en 2025. Les agents subissent ainsi une nouvelle dégradation de leur pouvoir d’achat dans un contexte d’inflation toujours existante, après avoir perdu 10% de pouvoir d’achat rien que sur la période post COVID.
Des opérateurs en danger
Les opérateurs financés par l’État, essentiels à la mise en œuvre des politiques publiques, sont également soumis à ces restrictions. Les versements de subventions sont limités aux dépenses jugées strictement indispensables, menaçant la continuité des missions et l’équilibre financier des établissements, dont la plupart n’ont déjà plus de dotation de l’Etat pour couvrir la masse salariale.
Une exigence de changement immédiat
La FEETS-FO demande avec fermeté :
– La levée des blocages budgétaires pour permettre le bon fonctionnement des services publics.
– La mise en œuvre de recrutements nécessaires pour assurer la continuité des missions et protéger la santé des agents, y compris l’ouverture des concours.
– Une revalorisation immédiate des rémunérations afin de garantir une juste reconnaissance du travail des agents publics (augmentation de 10 % de la valeur du point d’indice, amélioration de la grille indiciaire pour redonner du sens au principe de carrière et de l’attractivité à l’emploi public, rétablissement de la GIPA, abrogation du jour de carence et de la ponction salariale en arrêt maladie) ;
– Un soutien accru aux opérateurs pour éviter des interruptions critiques de leurs missions ou des engagements auprès de leurs bénéficiaires.
Pour la FEETS-FO nos services et établissements ne peuvent plus être la variable d’ajustement des politiques budgétaires. Les agents, qui portent à bout de bras les missions d’intérêt général, méritent respect et reconnaissance.