La crise COVID au ministère de l’écologie vue par les agents

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Livret 15 juillet 2020

FO avait déjà apporté sa pierre au « RETEX » au travers de son « Pour un Ministère de l’Ecologie post-COVID » (à retrouver ICI). Reste à voir si le nouveau gouvernement cherche à écouter ou à poursuivre la casse conduite par son prédécesseur en matière d’effectifs, de missions, de chaîne ministérielle.

Pour aller plus loin dans les constats à prendre en compte pour la suite, y compris en matière de conditions de travail, dans la mesure où le lien physique avec les agents restait compliqué à établir en cette période, FO a lancé une enquête en ligne pour recueillir leur témoignage, leur vécu de cette crise, ainsi que leurs enseignements et attentes.

Autant dire que les réponses collectées (près de 1700 en quelques jours) confirment les éléments que nous avons pu porter dans les instances durant le confinement/déconfinement, les CHSCT en particulier.

Si les résultats de cette enquête (à retrouver ICI), confirment et confortent la plupart des constats et alertes de nos représentants locaux durant la crise (qui eux aussi sont restés sur le front!), ils invitent à ce que des suites concrètes soient apportées pour prendre en compte les enseignements de cette crise (moyens des services, protection des agents, organisation des missions, capacité des réseaux…).

FO demande dans ce cadre l’ouverture de réelles négociations pour améliorer les conditions de travail et l’organisation du temps de travail, élargir et améliorer le télétravail choisi (plébiscité à 85%), et traiter la question du droit à la déconnexion.

Et si le nouveau gouvernement veut écouter, cette enquête a de quoi l’inspirer !

Les agents plébiscitent dans « le monde d’après » :

• Les services publics (98%)

• Notre modèle social (retraites, action sociale, assurance maladie) (97%)

• L’amélioration de leurs rémunérations (96%)

• La transition écologique (95%)

• Leurs conditions de travail (88%)

Cliquez ICI

Si le nouveau gouvernement voulait écouter, la mise en œuvre de la loi dite de « transformation de la Fonction Publique » serait suspendue, en particulier pour ce qui est de la suppression des CHSCT (seuls 3,5 % des agents sont d’accord avec leur suppression ou leur affaiblissement).

Si le nouveau gouvernement voulait écouter, il changerait de cap en abandonnant CAP 2022.