Le 13 janvier 2026, le meeting national organisé par FO Fonction publique a rassemblé une salle de 500 places… comble. Un signal fort adressé au gouvernement et aux parlementaires, alors que l’examen du PLF 2026 a repris au Parlement.
Cette forte mobilisation confirme une réalité que Force Ouvrière dénonce depuis des mois : l’austérité budgétaire inscrite dans le projet de loi de finances 2026 n’est ni acceptable ni soutenable pour les agents publics et les services publics.
Un texte jugé d’une agressivité sans précédent
FO Fonction publique a rappelé que le PLF 2026 prolonge et aggrave des choix déjà lourdement ressentis sur le terrain : gel des moyens, restrictions budgétaires, remise en cause des droits statutaires et dégradation continue des conditions de travail. Autant de décisions qui fragilisent l’ensemble des trois versants de la fonction publique – État, territoriale et hospitalière – et qui éloignent toujours plus l’administration de sa mission première de service à la population.
La parole aux agents, au cœur du meeting
Les témoignages de camarades venus du terrain ont donné un visage concret à ces politiques d’austérité : surcharge de travail, perte de sens, difficultés de recrutement, salaires insuffisants face à l’inflation. Ces interventions ont illustré l’urgence d’une réponse collective et déterminée.
La clôture du meeting par Frédéric Souillot a réaffirmé le cap de Force Ouvrière : défendre sans concession les revendications des personnels et préparer les mobilisations nécessaires pour faire reculer le gouvernement.
Un avertissement clair au gouvernement
À l’issue de ce meeting, FO Fonction publique adresse un message sans ambiguïté :
- l’austérité du PLF 2026 n’est pas une option ;
- les agents publics exigent des salaires à la hauteur de leurs missions ;
- le respect du modèle social et du statut de la fonction publique est non négociable.
Réunie à la Bourse du Travail de Paris, la mobilisation du 13 janvier marque une étape importante dans la construction du rapport de force. Pour Force Ouvrière, la détermination exprimée par les agents publics doit désormais se traduire par des actes : des choix budgétaires différents, à la hauteur des enjeux sociaux et de services publics.