Mobilisation contre la fermeture des centres de proximité de la DDTM du Var: la presse en parle

Communiqué
Communiqué 3 mai 2019

Les syndicats de la DDTM du Var manifestent contre la fermeture des centres de proximité

Une action a été organisée devant les locaux de la DDTM le 30 avril. Cette action propre à la DDTM du Var s’est faite conjointement avec l’intersyndicale FO-CGT des finances publiques eux aussi en action contre la suppression de leurs missions et services de proximité. Elle a été reprise par la presse locale et s’inscrit dans une mobilisation dans la durée contre l’abandon des missions de service public, et contre les attaques envers la Fonction Publique en général.

Article Publié le 30/04/2019 dans Var-Matin 

Quel est le point commun entre les inondations, le sentier du Littoral et la lutte contre l’habitat indigne?
Ces missions – et bien d’autres – sont toutes portées de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM, ex-DDE), instance préfectorale dépendant du ministère de la Transition écologique.

Née d’une fusion entre services de l’Etat (1), la DDTM du Var se voit menacée par un nouveau regroupement, neuf ans plus tard.

Cette fois, il s’agit d’un plan de réorganisation du personnel dénoncée par les syndicats hier en bord de rade, devant le palais du commerce et de la mer.

Contre la fermeture des centres territoriaux

A l’appel des syndicats (majoritaires) CGT et FO, une soixantaine de fonctionnaires, ainsi que quelque enseignants et agents des finances publiques, s’étaient regroupés « contre la casse du service public » au Port-Marchand, théâtre d’une assemblée générale du personnel.

« On proteste contre ce passage en force, la volonté de notre directeur (David Farjon, Ndlr) de fermer les centres territoriaux de Brignoles et Draguignan, tout cela en pleine semaine de dialogue social (2)! », dénoncent Hélène Virgile (FO) et Florian Daspre (CGT).

A terme, outre un changement de cap gouvernemental qu’ils désapprouvent, ces agents entrevoient la disparition du lien de proximité, notamment auprès des élus.

« Aujourd’hui, nous apportons nos compétences en terme de lutte contre les inondations ou les incendies par exemple. Le risque, c’est que les élus fassent appel demain à des structures privées pour établir des études aussi stratégiques! », poursuivent-ils.

l’Exemple de la carte grise

« On a déjà un service public qui fonctionne mal et que fait-on? On fusionne les services internes et on déshabille les référents territoriaux. La conséquence, c’est que nos missions ne seront plus assurées. »

Et entre l’habitat, la gestion des risques ou encore la protection du littoral et de la forêt, les fonctionnaires rappellent qu’ils ne chôment pas: là où ils étaient 800 agents en 2012, ils seraient quelque 280 en 2019.

« Aujourd’hui, les compétences de la DDTM sont assurées en toute indépendance, répètent les délégués syndicaux. Demain, qui va la garantir aux usagers? »

Et de citer le précédent venu de la récente réforme des cartes grises, exemple type de la spirale infernale du désengagement de l’Etat brandie de coutume par les organisations.

« Le service d’accueil aux plaisanciers à Toulon pourrait disparaître à terme, avec le risque que l’immatriculation gratuite devienne payante… », préviennent-ils.

1.  Direction départementale de l’équipement (DDE) et direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF).

2. Comité technique (CT) et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).