Présentée comme une réponse aux difficultés croissantes rencontrées par les agents publics pour se loger, la loi du 29 juin 2026 risque surtout de créer une nouvelle forme de précarité : un logement lié au maintien dans l’emploi, susceptible d’être perdu en cas de mutation, de changement d’administration ou de départ à la retraite.
Pour FO, le contraste avec le secteur privé est saisissant : quand les employeurs privés contribuent depuis des décennies au financement du logement de leurs salariés, la Fonction publique ne dispose toujours pas d’un dispositif équivalent à la hauteur des besoins. Une contribution comparable représenterait pourtant plus d’un milliard d’euros pour construire, rénover ou transformer des logements accessibles aux agents.
Le logement ne doit pas devenir un outil de gestion du personnel ni un moyen supplémentaire de rendre l’agent dépendant de son employeur.
FO revendique au contraire la création d’un fonds pour le logement des fonctionnaires, un financement pérenne, le maintien des garanties locatives et le développement massif d’une offre de logements accessibles.
Retrouvez le communiqué de FO Fonction publique : « Logement : la Fonction publique moins bien lotie que le secteur privé ».
