Dans une lettre ouverte adressée le 27 août à Sébastien Lecornu, FO Fonction Publique tire les enseignements d’un été 2026 marqué par la canicule, des incendies d’une ampleur dramatique et de nouvelles révélations sur la souffrance au travail au sein même des services de l’État.
Pour FO, ces événements ne peuvent être regardés comme une succession de crises indépendantes. Ils révèlent au contraire les conséquences de politiques conduites depuis des années : suppressions d’emplois, restructurations permanentes, réduction des moyens et primauté donnée aux contraintes budgétaires sur les besoins du service public.
Alors que se préparent les arbitrages du PLF 2027, FO met donc solennellement en garde le gouvernement : poursuivre ou amplifier l’austérité ne ferait qu’affaiblir davantage les capacités de l’État à protéger la population et à répondre aux crises sociales, environnementales et climatiques.
Des hommages aux agents ? Oui. Des moyens pour agir ? Surtout !
Face au dérèglement climatique, aux incendies comme à la dégradation des conditions de travail, les discours et les hommages ne suffisent plus.
FO revendique l’arrêt immédiat des suppressions de postes, un plan pluriannuel de recrutements statutaires, la revalorisation générale des rémunérations, la reconnaissance de la pénibilité, le renforcement des droits collectifs et de la protection de la santé au travail, ainsi qu’une véritable planification publique permettant de répondre aux crises climatiques et sociales.
Car les agents publics ne peuvent continuer à être appelés à « tenir » le service public en toutes circonstances tout en voyant leurs effectifs, leurs moyens et leur pouvoir d’achat continuellement rognés.
FO exige donc l’ouverture de véritables négociations, pour permettre à chaque agent de vivre dignement de son travail et de disposer des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions, au bénéfice de tous les usagers.
Le message adressé au Premier ministre est clair : le moment n’est plus aux ajustements. Il faut changer de cap.

