Cyberattaques contre l’État : FO exige des garanties pour les agents, les usagers et les élections professionnelles

Les cyberattaques récemment subies par plusieurs administrations de l’État, notamment aux ministères de l’Économie et des Finances et de l’Éducation nationale, ne constituent pas qu’un problème informatique. Elles posent directement la question de la protection des données, de la continuité du service public et de la protection des agents.

C’est pourquoi la Fédération Générale des Fonctionnaires FO vient d’interpeller David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, afin d’obtenir toute la transparence nécessaire sur l’ampleur et les conséquences de ces attaques.

Des agents en première ligne

Au-delà du vol de données personnelles et professionnelles, les conséquences sont très concrètes : difficultés d’accès aux messageries professionnelles, interrogations sur les demandes de mobilité ou d’autres actes de gestion, mais aussi nécessité de répondre aux inquiétudes légitimes des usagers avec parfois très peu d’informations à disposition.

Les agents ne doivent pas devenir les victimes collatérales des failles des systèmes informatiques de l’État. FO demande donc qu’ils soient protégés face aux pressions auxquelles ils peuvent être exposés et qu’aucune usurpation d’identité ne puisse entraîner sanction, pression ou modification de leur situation administrative.

À quelques mois des élections professionnelles, une exigence supplémentaire

Ces événements interviennent également dans un contexte particulièrement sensible : les élections professionnelles de décembre 2026, qui reposeront sur le vote électronique.

Pour FO, la sécurité des systèmes informatiques de l’État doit permettre de garantir pleinement la fiabilité, la confidentialité et la crédibilité du scrutin.

La cybersécurité ne peut pas être victime de l’austérité

Ces attaques rappellent enfin une évidence : on ne peut pas exiger un État numérique toujours plus performant tout en réduisant continuellement ses moyens humains et budgétaires.

La FGF-FO revendique au contraire des investissements dans la Fonction publique, des recrutements permettant d’assurer l’ensemble des missions et la modernisation des outils informatiques. À ce titre, elle prévient que le PLF 2027 ne peut poursuivre les politiques d’austérité conduites ces dernières années.

FO demande au ministre un état précis de l’impact des cyberattaques, des mesures prises pour sécuriser le service public et des dispositifs mis en œuvre pour soutenir les agents. Elle demande également qu’un audit indépendant permette d’établir précisément les conséquences des attaques subies.

Sécuriser les données, protéger les agents, garantir le service public et la sincérité des élections professionnelles : l’État employeur doit apporter des réponses et des garanties.