Après les fonctions support et les SGCD, la préfectoralisation s’attaque désormais à la communication de l’État.
Une instruction du 25 août 2026 prévoit de ramener les dépenses de communication de l’État et de ses opérateurs de plus d’un milliard d’euros en 2024 à 700 millions en 2026. Mais derrière les 300 millions d’euros d’économies affichées, se dessine une réforme beaucoup plus structurelle : concentration des fonctions de communication au niveau ministériel et création, dans chaque département, d’un « bureau unique de la communication de l’État et de ses opérateurs » placé sous l’autorité du préfet.
Et pour alimenter ces nouveaux bureaux ? Pas de créations d’emplois : les effectifs seraient prélevés dans les services déconcentrés et les opérateurs de l’État.
Pour la FEETS-FO, une DREAL, une DIR, une DIRM ou un établissement public ne sont pourtant pas de simples relais de la communication gouvernementale. Leurs équipes accompagnent des politiques publiques techniques, informent les usagers, valorisent les missions et les métiers et contribuent à l’identité propre de leurs services. Leur retirer leurs moyens pour les concentrer sous autorité préfectorale, ce n’est pas mutualiser : c’est les dépouiller.
Et une nouvelle fois, les agents risquent de faire les frais d’une réorganisation menée à marche forcée, alors même que demeurent de nombreuses inconnues : quels emplois transférés ? vers où ? sous quelle autorité ? avec quelles garanties pour les missions, les conditions de travail et les parcours professionnels ? Le tout avec un objectif de mise en œuvre dès janvier 2027.
Informer n’est pas communiquer d’une seule voix. La FEETS-FO revendique le maintien, au plus près des missions, des compétences, des emplois et des moyens nécessaires à une véritable communication de service public. Et elle exige qu’aucun transfert d’emploi ne soit engagé sans dialogue social préalable dans les instances compétentes.
À lire : le communiqué de la FEETS-FO « Communication de l’État : les services et opérateurs bâillonnés et pillés ! »

