Réunie le 8 juillet pour examiner les « mesures catégorielles 2026 » (chiffrage = 0 euros TTC », FO a dénoncé un rendez-vous marqué par le manque d’ambition, dans un contexte où le pouvoir d’achat des agents continue de se dégrader sous l’effet de l’inflation et de l’absence de véritables mesures salariales. FO a notamment interrogé la DRH sur le financement réel de la mesure annoncée pour la catégorie C, sur les restitutions de masse salariale et sur l’absence de mesures pour les autres catégories.
Retrouvez la déclaration liminaire de FO ICI.
Au cours des échanges, la DRH a présenté une revalorisation des socles IFSE pour une partie des agents de catégorie C et la création envisagée d’un nouveau sous-groupe de fonctions 1.1/1.2. FO a vivement contesté cette proposition, estimant qu’elle risquait de créer une nouvelle « usine à gaz », avec un effet potentiellement discriminant, notamment pour les adjointes administratives, très majoritaires dans ce corps.
Face à ces critiques, la DRH a fourni a posteriori de la réunion des éléments statistiques confortant nos analyses : oui le groupe 1.1 est composée de 59 % de femmes, mais la catégorie C (tout corps confondus) comprend 75 % de femmes ! Donc pour viser à assurer l’égalité professionnelle F/H de cette mesure, il faudrait qu’il y ait environ 3x plus de femmes dans ce sous groupe ! FO confirme que cette mesure entraîne des inégalités genrées discriminantes.
Pour FO, la réponse à la nécessaire amélioration des carrières et rémunérations des agents du pôle ministériel passe par des plans de requalification tels qu’inscrits dans l’agenda social.
FO a également profité de cette réunion pour revenir sur les difficultés croissantes de mobilité des agents, conséquence des blocages liés aux schémas d’emplois et à la déconcentration de la gestion. Si la DRH reconnaît les difficultés et affirme défendre les besoins du ministère auprès du budget, aucune réponse concrète n’a été apportée aux demandes d’ouverture d’un véritable chantier sur les parcours professionnels, les priorités légales de mobilité ou le repyramidage des corps.
Pour FO, cette réunion confirme une nouvelle fois qu’il est indispensable de renouer avec un véritable dialogue social sur les rémunérations, les carrières et les parcours professionnels, assis sur des enveloppes financières dédiées. Les agents attendent des mesures pérennes, équitables et à la hauteur de leur engagement, pas de simples ajustements marginaux.